jeudi 16 octobre 2014

Assemblée citoyenne 20e - mardi 4 novembre

Mardi 4 novembre 2014 à 19 heures
Préau de l'école 239, rue des Pyrénées
Bus 26 et 96, métro Gambetta

Hollande / Valls le gouvernement du patronat
Alors que leur politique aggrave la crise, Hollande et Valls s’entêtent. Après le crédit d’impôt compétitivité des entreprises, ils veulent appliquer jusqu’au bout le pacte de responsabilité.  35 milliards d’allègements des charges pour les entreprises sans aucunes contreparties, 50 milliards de coupes budgétaires pour nous (gel des aides sociales, déremboursement de médicaments, fermeture de services hospitaliers, baisse des dotations pour les collectivités, suppressions de postes dans les services publics...).
Résultat des courses, 40 milliards de dividendes versés aux actionnaires, la TVA qui augmente, le chômage qui augmente et la précarité et la pauvreté qui explosent.

Déception, colère des électeurs de Hollande, montée du FN
Promesses non tenues, affaires de corruption, politique anti-sociale, plus personne ne croit en Hollande même dans son propre parti. Et le FN, parti raciste et anti-social cherche à apparaître comme la seule alternative à Hollande et au retour de l’UMP au pouvoir.  Sauf que le Front National c’est l’UMP en pire et dans toutes les villes où il est au pouvoir, la situation s’aggrave pour les plus pauvres.

Le Front de Gauche, l’alternative à Hollande pour une vraie politique sociale
La politique du gouvernement Valls-Hollande-Cambadélis nous conduit dans une impasse dramatique. Avec le Front de Gauche, des forces travaillent pour construire un rassemblement et une alternative que beaucoup attendent : réforme fiscale d’ampleur pour une redistribution des richesses au bénéfice de la population, développement des services publics au service du plus grand nombre, transition écologique (transports collectifs, logements), et satisfaction des besoins sociaux (salaires, protection sociale, réduction du temps de travail...). De nombreuses luttes existent, elles témoignent d'une volonté de résistance et de changement. Seul un vaste mouvement rassemblant les salariés, les chômeurs, les retraités, les jeunes permettra d'inverser le rapport des forces.

Reste à savoir comment arriver à imposer cette rupture. Nous prendrons des initiatives dans les semaines à venir mais la discussion est ouverte. On vous attends pour en parler ensemble : initiative publique de tous les opposants de gauche à la politique de Hollande, initiative pour la 6ème république, marche unitaire pour rompre avec l’austérité… Les propositions ne manquent pas. Discutons-en.

dimanche 8 septembre 2013

Fête de l'Humanité 2013 les 13, 14 et 15 septembre !

Mardi soir, Patrick 
Le Hyaric a appelé à ce que la Fête de l’Humanité soit un « grand rassemblement populaire » contre l’austérité et pour 
une autre réforme 
des retraites

 

« Il ne faut pas sous-estimer l’effort à faire pour réussir une Fête de l’Humanité à la hauteur des enjeux auxquels nous sommes confrontés », a averti Patrick 
Le Hyaric, directeur de l’Humanité, à l’occasion du rendez-vous consacrée à la diffusion de la vignette-bon de soutien au journal, mardi soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Ces défis s’annoncent déjà nombreux à la veille de la rentrée. « Le gouvernement depuis le début de l’été mène campagne autour d’un mot qui vise à cacher la réalité et à camoufler les réformes négatives qu’il mène au nom de la gauche : la confiance », a estimé Patrick Le Hyaric en référence à l’optimisme affiché du gouvernement. Or « leurs chiffres, a-t-il poursuivi, ne recouvrent rien de ce que vivent les familles populaires ». Une réalité que confirme sans hésiter le maire PCF de Blanc-Mesnil, Didier Mignot : « Je rencontre dans ma ville une recrudescence des urgences sociales », décrit-il, estimant qu’à défaut de « hausser le ton » c’est « la désespérance (qui) gagnera du terrain ».

En première ligne, la future réforme des retraites. « Il y a beaucoup de déception et de colère », témoigne Hélène Cillières, membre de la direction du PCF dans les Hauts-de-Seine. « Le gouvernement encore ces jours-ci communique sur l’augmentation de la CSG et de la durée de cotisation », déplore-t-elle. Deux pistes qui sont « présentées comme des mesures de justice », mais sont loin de l’être, rappelle Patrick 
Le Hyaric, devant l’assemblée ­composée de plusieurs dizaines de militants. Insistant sur la possibilité de faire autrement grâce à une nouvelle répartition des richesses, le député européen ne voit « pas de fatalité à la crise ». Avec deux mots d’ordre à la clé : emploi et pouvoir d’achat. « Qui dit allongement de la durée du travail dit moins de boulot pour les jeunes », commente, d’ailleurs quelques minutes plus tard, près du barbecue, Maxime, un jeune communiste.

Après les assises citoyennes du Front de gauche en juin dernier, la Fête de l’Humanité a ainsi un rôle à jouer : celui d’« un grand rassemblement populaire » et en même temps d’« une Fête ouverte où doit avoir lieu le débat, argument contre argument ». Avec 22 146 vignettes-bons de soutien à l’Humanité d’ores et déjà payées, cette bataille semble bien engagée. « Malgré un ralentissement dans la semaine du 15 août, nous avons toujours un millier de vignettes d’avance par rapport à 2011 », explique Éric Corbeau, responsable pour le PCF de la diffusion du sésame d’entrée à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre prochain. « Nous sommes dans une phase d’accélération pour la vignette comme pour la mobilisation sur les retraites », insiste-t-il.

« Il faut reprendre l’offensive avec une seule question : comment être utile aux salariés, aux peuples français et européens durement touchés par la crise et l’austérité », lance, à son tour, Patrick Le Hyaric. Une mobilisation d’autant plus importante que, selon le secrétaire de section de Saint-Denis, Julien Attal, beaucoup dépendra de « l’unité des progressistes, (de) l’ambition des communistes, (de leur) capacité à politiser le débat, à le porter jusque dans chaque foyer ». « En clair les vacances sont finies ! »

Aller sur le site de la Fête de l’Humanité

 

 

Ensemble, défendons nos retraites ! L'appel du Front de Gauche




Lors de la Conférence sociale du 20 juin, François Hollande a annoncé que, dans le cadre de la prochaine réforme des retraites, l’allongement de la durée de cotisation sera « la mesure la plus juste » face à « cette chance formidable qu’est l’allongement de l’espérance de la vie ». Cette voie n’est pas acceptable. Les réformes de 1993, 2003, 2007 et 2010 ont déjà réduit les droits à pensions de plus de 30 %, en aggravant les inégalités déjà fortes entre les pensions des femmes et celles des hommes. Elles doivent donc être remises en cause.
 

Refusons les régressions sociales

  « On vit plus vieux, il faut donc travailler plus longtemps », tel est l’argument qu’on nous rabâche. Mais on oublie de préciser qu’augmenter la durée de cotisation, c’est en réalité programmer la baisse des pensions. Baisse immédiate pour tous ceux – chaque année plus de la moitié des nouveaux retraités – qui passent directement du chômage, ou de l’inactivité, à la retraite, et qui ne pourront jamais atteindre cette durée. Baisse à venir pour les nouvelles générations entrées plus tard dans la vie professionnelle du fait de l’allongement des études et qui connaissent déjà un chômage massif, aggravé par l’incitation faite aux seniors qui le peuvent de prolonger leur activité. On oublie aussi de rappeler que l’allongement de la durée de cotisation et la décote pénalisent plus fortement les personnes aux carrières courtes, en majorité des femmes.
L’espérance de vie augmente, mais l’espérance de vie en bonne santé, elle, diminue depuis plusieurs années. La souffrance au travail se développe, de nouvelles pathologies apparaissent. Les plus dures années au travail sont entre 60 et 65 ans. Les meilleures années de la retraite sont entre 60 et 65 ans. L’allongement de la durée de cotisation, c’est la double peine. Nous ne pouvons pas l’accepter.
 

L’austérité sans fin est suicidaire

  Le gouvernement justifie cette nouvelle réforme par l’allongement de la durée de vie. Mais le déficit actuel ne doit rien au vieillissement de la population. Il s’explique par la récession qui se creuse en Europe, détruit des millions d’emplois et diminue les cotisations sociales induites par l’emploi. Cette récession provient essentiellement des politiques de réduction des dépenses publiques et de baisse du « coût du travail » menées partout en Europe par les gouvernements en accord avec la Commission.
Si, comme cela semble être le cas, le gouvernement inscrit la réforme dans le cadre de ces politiques, il ne pourra que retenir des pistes entraînant une nouvelle baisse du niveau des pensions. Ce qui diminuerait encore le pouvoir d’achat des retraités, aggraverait la récession et entraînerait une nouvelle hausse du chômage. Sans qu’au bout du compte les déficits ne soient réduits !

Il est possible de faire autrement

  L’augmentation de l’espérance de vie ne date pas d’aujourd’hui. Par le passé, elle s’est accompagnée d’une diminution du temps passé au travail et d’une amélioration du niveau de vie, grâce à un partage de la richesse produite. C’est à nouveau la voie à suivre.
Pour augmenter le volume des cotisations sociales, il faut en finir avec l’austérité, relancer l’emploi par une réduction du temps de travail, une sécurisation de l’emploi, de la formation et du revenu, une augmentation des minima sociaux, une politique audacieuse d’investissement en matière sociale et écologique. Une voie supplémentaire, toujours négligée, pour répondre au besoin de financement des retraites, est la réalisation de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, à la fois par l’accroissement du taux d’activité des femmes, la suppression des inégalités salariales et la lutte contre le temps partiel subi. Il s’agit là de choix politiques de justice et de solidarité.
Il y a plus de retraité-es ? A moins de décréter leur paupérisation, il est normal de financer leurs retraites en augmentant leur part dans la richesse produite. Selon le Conseil d’orientation des retraites, il faudrait, à législation inchangée, un point de PIB supplémentaire en 2020 pour équilibrer le système de retraite alors que la part des salaires a chuté d’environ 6 points au cours des dernières décennies en faveur des dividendes.
 

Pour une large mobilisation citoyenne

  La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. La retraite à 60 ans par répartition n’est pas un fardeau, elle est une transmission continue et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante. C’est pourquoi elle dépend aussi de l’avenir que la société sera capable d’offrir aux jeunes générations. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, la destruction des solidarités sociales, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » dans une société productiviste et inégalitaire. Cet engrenage favorise l’extrême droite et menace à terme la démocratie. Comme en Europe du Sud et dans bien d’autres pays du monde, la société doit se mettre en mouvement. Pour y contribuer nous organiserons partout des réunions, des initiatives de rue, des ateliers d’éducation populaire et nous soutiendrons les initiatives prises par le mouvement syndical. Nous voulons un système de retraites solidaire.
   

Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !


Mobilisons nous pour nos retraites le 10 septembre 2013 !